Rédaction web : N’oubliez pas la relecture !

A l’heure de l’instantanéité des blogs et des tweets, la relecture reste toujours d’actualité. Fautes d’orthographe, erreurs de syntaxe, compréhension et ciblage, optimisation… le texte publié doit être autant que possible irréprochable.

relecture texte web

La relecture est une étape clé de la rédaction web.

Pour être pris au sérieux, un site doit proposer à ses lecteurs de la qualité tant sur le fond que sur la forme. La relecture n’a donc rien d’un luxe.

Que traque-t-on à la relecture ? Les fautes d’orthographes bien sûr, mais pas seulement !

Une relecture en trois temps

La relecture d’un texte est fastidieuse, elle doit se faire en plusieurs temps :

1/Pour corriger les fautes de tournure, les phrases trop longues, la ponctuation, etc., la relecture doit être faite dans la foulée de la rédaction et autant que possible à haute voix. L’idée est de se placer dans la peau du lecteur. Si vous trébuchez sur une tournure de phrase, votre lecteur aura lui aussi toutes les chances de trébucher. Bien souvent, il suffit d’ajouter une virgule pour rendre le texte plus facile à lire ! Pour être agréable, une lecture doit être fluide. Si à la fin d’une phrase votre lecteur ne se rappelle plus de son début, c’est qu’il y a un problème. Quand les choses ne sont pas claires et fluides, simplifiez votre texte.

2/Pour améliorer l’optimisation d’un texte, le rendre plus « engageant » à lire et à partager, une relecture sémantique est nécessaire. Cette relecture vise à créer autour du mot-clé principal de la page une densité sémantique. Si le sujet est la Tour Eiffel par exemple, le texte va devoir aussi parler de Paris, du Trocadéro, de la Seine, des bateaux mouche, etc. Quand cela est possible, l’idéal est de lier les pages traitant d’un sujet ami précédemment rédigé sur son site à la page en cours d’écriture (cocon sémantique). Plus la densité sémantique est élevée et plus cela indiquera aux robots indexeurs que votre texte est riche « sémantiquement parlant » et donc à ce titre, qu’il est pertinent. Chaque titre, sous-titre, intertitre, chapô, etc, doivent répondre à cette logique.

3/Pour corriger les fautes d’orthographe, la relecture doit autant que possible être faite « à froid ». Ça veut dire quoi ? Qu’à l’issue de l’écriture, le texte doit être laissé de côté pendant quelques heures avant d’être relu. A chaud, le rédacteur ne voit bien souvent pas ses fautes. Cela s’explique simplement : Le travail d’écriture est intense. Il nécessite de la concentration sur le sens (le fond). L’auteur est forcément impliqué dans son travail d’écriture. La relecture quant à elle, nécessite une concentration sur la forme, sans prêter attention au fond. Elle est moins impliquante et plus technique. Cette nuance explique pourquoi il vaut mieux faire relire votre texte par une personne tierce. Elle verra souvent des fautes que vous n’auriez pas vu puisqu’elle n’est pas impliquée par la rédaction !

Mon conseil : Quand on relit, on relit tout, et surtout les titres ! Par expérience, j’ai pu remarquer que très souvent, ce qui est en gros et gras, qui devrait sauter aux yeux… passe à la trappe de la relecture. Et pour le lecteur, une faute d’orthographe sur un titre, cela n’a rien d’engageant pour la suite.

Une trame de relecture en 5 points

La relecture a pour but d’améliorer le texte sur la forme et sur le fond, mais aussi de lui donner tous les atouts pour qu’il fasse le plein de lecteur. A ce titre, pour qu’un texte soit réussi, 5 points doivent rester toujours dans un petit coin de votre tête :

  1. La cible : Le rédacteur doit toujours se demander pour qui il écrit. La cible du texte oriente le choix du sujet, mais aussi celui des mots-clés, et des mots du texte. Un lectorat d’experts ne cherchera pas les mêmes informations qu’un lectorat grand public.

  2. Le titre : Un titre ne doit pas seulement être accrocheur, il doit surtout refléter le sujet traité. Le titre donne aussi le ton de l’article en plus de donner le sujet. Un bon titre doit donner envie de cliquer sur le lien de l’article. Il doit aussi donner envie de partager l’article sur les réseaux sociaux notamment.

  3. Lecture en diagonale : Un texte se doit d’être clair et concis. Son cheminement doit être compréhensible au premier regard. Dès lors que le plan est clair et que les paragraphes sont rythmés par des intertitres, des relances, des illustrations, le lecteur peut lire plus rapidement.

  4. Lisibilité : Jargon incompréhensible, phrases alambiquées, références implicites, pavés sans respiration, etc. altèrent la lisibilité d’un texte. Pour toucher le maximum de monde, le style et le ton doivent être courants sans être familiers.

  5. Call to action : Le lecteur doit comprendre facilement comment faire pour partager, commenter, acheter, etc. Le texte doit rester pratique, avec des processus à suivre clairs.

Extrait de l’ebook « Rédiger pour le web comme un pro », à paraître prochainement.

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