#SEO : Restez pertinent, les positionnements suivront !

L’optimisation des textes Web fait l’objet de grands débats. Comment optimise-t-on ? Quels sont réellement les critères des moteurs de recherche ! La vérité n’est pas forcément là où on la croit nichée !

Pendant longtemps, les webmasters sont restés persuadés que seules des pages à l’optimisation ultra travaillée obtiendraient les meilleurs résultats. Title, H1, H2, H3, méta-description, liens entrants (backlinks), ancrages…. bien évidemment, tous ces outils de référencement restent indispensables. Mais ils ne suffisent pas !

En effet, aujourd’hui plus de 200 facteurs influencent les algorithmes de Google utilisés pour la création et la mise à jour des pages de résultats (SERPs pour search engine results page). Parmi ces critères la pertinence du contenu tient une place centrale.

Optimisation : D’abord des mots clés ciblés

L’optimisation de textes passe en grande partie par un bon choix de mots-clés. Ce travail réalisé en amont de la rédaction, est primordial pour faire monter une page en tête des pages de résultats. Comment fait-on pour choisir ses mots-clés ?

En premier lieu : Pour chaque texte, une thématique essentielle doit être dégagée. Pour mettre au jour cette thématique, le plus simple est de se poser les bonnes questions à savoir de quoi parle essentiellement mon article ? Quel est le message important ? Quel produit est présenté ? Etc.

Dans un deuxième temps : Pour chaque texte, l’auteur doit se mettre dans la peau de son lecteur. A sa place, quels mots utiliseriez-vous pour trouver votre article ? Selon le choix de ces mots, vous orienterez le ton et le style de votre article (on ne s’adresse pas à une mère de famille de la même manière qu’à un retraité !).

Dans un troisième temps : Confrontez vos mots-clés avec ceux choisis par vos concurrents, par les blogs de votre thématique, les noms des groupes sur les réseaux sociaux, les « related searches » des moteurs de recherche, les annuaires internet, les pages jaunes, etc. N’hésitez pas à tester les synonymes et à utiliser des outils comme Google Trends, Google Suggest, Keyword Planner de Google et bien sûr keyword-tool de Google Adword. Outre les synonymes… pensez aussi aux homonymes et aux mots mal orthographiés…

Dans un quatrième temps : Passez tout le temps qu’il faut à analyser les requêtes de Google. Sachant que ce moteur de recherche est de loin le plus utilisé, il est primordial de comprendre la logique des requêtes de cet outil dans votre secteur d’activité. Deux indicateurs sont à noter : le nombre de pages trouvées pour un mot-clé particulier (ou une expression entière placée entre guillemets pour plus de lisibilité), et les suggestions de Google au moment de la saisie.

Plus le nombre de résultats est élevé, plus il sera difficile de se placer en haut des classements. Dans ce cas, le plus simple est d’opter pour une expression clé plutôt qu’un mot-clé unique archi-concurrencé (longue traîne).

Une fois que les mots-clés sont choisis, le jeu de l’optimisation débute. Autant que possible, les mots clés doivent être placés :
– dans l’URL de la page,
– dans le titre de l’article ou de la page,
– dans les balises meta,
– dans les titres et sous-titres (balises h1, h2, etc…),
– dans le corps de votre article,
– dans vos illustrations (titre des images, descriptif et attribut alt).

La répétition de mots clés à outrance a vécu !

Le premier réflexe du webmaster pour augmenter ses chances d’être repéré par les robots des moteurs de recherche est de multiplier la fréquence des mots clés sur les pages Web.

Pendant longtemps, tout le monde était persuadé que cette logique « quantitative » était la bonne…

De dérives en exagérations, les moteurs ont trouvé la parade et même si personne ne sait vraiment dans le détail les critères de Google, il semble aujourd’hui que la technique de la répétition des mots clés à outrance soit plus un handicap qu’une solution.

Selon certains spécialistes du référencement dont Olivier Andrieu (Abondance.com), l’indice de densité maximum d’un mot clé doit être compris entre 2 et 5% par page (balises méta inclues). Au delà de 10%, la sanction tombe puisque Google trouve les occurrences trop belles pour être honnêtes et considère (à juste titre ?) que cela s’apparente à du Spam.

En effet, ce qui compte aujourd’hui pour Google c’est la pertinence du mot clé dans son environnement lexical. L’analyse de chaque page se fait ainsi en deux temps.

En premier lieu, les robots utilisent effectivement la relation TF-IDF (Term Frequency Inverse Document Frequency) d’une page Web.

Cette première analyse est corrélée avec l’analyse sémantique latente (LSA en anglais). L’algorithme apparente ainsi thématiquement un nuage de mots autour du mot-clé principal. Plus le nuage est fourni et pertinent, et plus le classement sera haut.

Autrement dit, pour être bien classé, un texte doit comporter un mot-clé principal bien identifiable, et une aura de mots dans le même champ lexical, autrement dit des synonymes courants.

Pour rendre les pages réactives aux critères de pertinence des moteurs de recherche, l’important n’est donc plus la répétition bête et méchante mais la cohérence entre les fameux mots clés et le reste du texte.

Des textes pertinents avant tout

Les critères retenus par Google sont de plus en plus fins et flirtent même aujourd’hui avec les associations d’idée pour rendre ses résultats encore plus pertinents pour les internautes. Ainsi, si tout le texte est logique et clairement orienté sur un sujet, il aura beaucoup plus de chances de retenir l’attention des robots !

Autrement dit, la meilleure des optimisations revient à produire des textes pour les internautes et non pour les robots ! C’est du moins ce que laisse transparaître les recommandations de Google aux éditeurs et c’est également ce qui se constate tous les jours à l’utilisation de Google ! Inutile de rappeler aussi que le texte doit être unique et original et se démarquer par son ton et son style particulier.

Évidemment, tout cela est à moduler et à adapter ! On sait notamment que les robots traquent principalement les mots des titres, des intertitres, des leads, et la densité de liens « pertinents ».

Ils préfèrent également les textes consistants (de 600 à 1000 mots, ).
Ils se fient aux textes mis en évidence via les feuilles de style (en gras, en souligné, en couleur) pour mieux se « faire une idée » du contenu…

Ils ne captent pas grand chose des images cliquables ni des animations flash sauf si elles sont travaillées (nom du fichier, titre et légende, attribut alt).

Avec tous ces éléments, on peut tirer quelques conclusions : pour retenir l’attention des robots il est important d’employer un langage simple (à l’image des mots clés tapés lors d’une requête), le titre d’un texte doit être explicite même hors contexte (les jeux de mots sont donc à éviter !), les textes doivent comporter des mots clés mais pas trop.

En d’autres termes, pour séduire les robots, inutile de chercher midi à 14 heures ! Il suffit d’écrire pertinent, consistant, juste et clair !

Ceci est un extrait de l’e-book « Rédiger pour le web comme un pro ».

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